Tratado de Psicología Revolucionaria

El Publicano y el Fariseo

Reflexionando un poco sobre las diversas circunstancias de la vida, bien vale la pena comprender seriamente las bases sobre las cuales descansamos.

En réfléchissant un peu sur les diverses circonstances de la vie, il vaut bien la peine de comprendre sérieusement les bases sur lesquelles nous reposons.

Una persona descansa sobre su posición, otra sobre el dinero, aquella sobre el prestigio, esa otra sobre su pasado, esta otra sobre tal o cual título, etc., etc., etc.

Une personne repose sur sa position, une autre sur l'argent, celle-là sur le prestige, cette autre sur son passé, cette autre sur tel ou tel titre, etc., etc., etc.

Lo más curioso es que todos, ya sea rico o mendicante, necesitamos de todos y vivimos de todos, aunque estemos inflados de orgullo y vanidad.

Le plus curieux, c'est que tous, que nous soyons riches ou mendiants, nous avons besoin de tous et vivons de tous, bien que nous soyons gonflés d'orgueil et de vanité.

Pensemos por un momento en lo que puedan quitarnos. ¿Cuál sería nuestra suerte en una revolución de sangre y aguardiente? ¿En qué quedarían las bases sobre las cuales descansamos? ¡Hay de nosotros, nos creemos muy fuertes y somos espantosamente débiles!

Pensons un instant à ce qu'ils pourraient nous enlever. Quel serait notre sort dans une révolution de sang et d'eau-de-vie ? Que deviendraient les bases sur lesquelles nous reposons ? Malheur à nous, nous nous croyons très forts et nous sommes effroyablement faibles !

El "Yo" que siente en si mismo la base sobre la que descansamos, debe ser disuelto si es que en realidad anhelamos la auténtica Bienaventuranza.

Le "Moi" qui sent en lui-même la base sur laquelle nous reposons, doit être dissous si nous aspirons en réalité à l'authentique Béatitude.

Tal "Yo" subestima a las gentes, se siente mejor que todo el mundo, mas perfecto en todo, más rico, más inteligente, más experto en la vida, etc.

Un tel "Moi" sous-estime les gens, se sent meilleur que tout le monde, plus parfait en tout, plus riche, plus intelligent, plus expert dans la vie, etc.

Resulta, muy oportuno citar ahora aquella parábola de Jesús el Gran KABIR, acerca de los dos hombres que oraron. Fue dicha a unos que confiaban en si mismos como justos, y menospreciaban a los otros.

Il s'avère très opportun de citer maintenant cette parabole de Jésus le Grand KABIR, au sujet des deux hommes qui priaient. Elle a été dite à certains qui avaient confiance en eux-mêmes comme étant justes, et méprisaient les autres.

Jesús el Cristo, dijo: "Dos hombres subieron al Templo a orar; uno era Fariseo y el otro Publicano. El Fariseo, puesto en pie oraba consigo mismo de esta manera: Dios. Te doy gracias porque no soy como los demás hombres, ladrones, injustos, adúlteros, ni aún como este Publicano: Ayuno dos veces a la semana, doy diezmo de todo lo que gano. Más el Publicano estando lejos, no quería ni alzar los ojos al cielo, sino que se golpeaba el pecho diciendo: "Dios sé propicio a mí, pecador". Os digo que éste descendió a su casa justificado antes que el otro; porque cualquiera que se enaltece será humillado; y el que se humilla será enaltecido". (LUCAS XVIII, 10-14)

Jésus le Christ, a dit : "Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre Publicain. Le Pharisien, debout, priait en lui-même de cette manière : Ô Dieu. Je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce Publicain : Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je gagne. Mais le Publicain, se tenant à distance, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, disant : "Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur". Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié plutôt que l'autre ; car quiconque s'élève sera abaissé ; et celui qui s'abaisse sera élevé". (LUC XVIII, 10-14)

Empezar a darse cuenta de la propia nadidad y miseria en que nos encontramos, es absolutamente imposible en tanto exista en nosotros el concepto ese del "Más". Ejemplos: Yo soy más justo que aquél, más sabio que fulano, más virtuoso que zutano, más rico, más experto en las cosas de la vida, más casto, más cumplidor de sus deberes, etc., etc., etc.

Commencer à se rendre compte de notre propre néant et de la misère dans laquelle nous nous trouvons, est absolument impossible tant qu'existe en nous ce concept du "Plus". Exemples : Je suis plus juste que celui-là, plus sage qu'untel, plus vertueux qu'untel, plus riche, plus expert dans les choses de la vie, plus chaste, plus accomplisseur de ses devoirs, etc., etc., etc.

No es posible pasar a través del ojo de una aguja mientras seamos "ricos", mientras en nosotros exista ese complejo del "Más".

Il n'est pas possible de passer par le trou d'une aiguille tant que nous sommes "riches", tant qu'il existe en nous ce complexe du "Plus".

"Es más fácil pasar un camello por el ojo de una aguja, que entrar un rico en el reino de Dios".

"Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu".

Eso de que tú escuela es la mejor y que la de mi prójimo no sirve; eso de que tú Religión es la única verdadera, la mujer de fulano es una pésima esposa y de que la mía es una santa; Eso de que mi amigo Roberto es un borracho y que yo soy un hombre muy juicioso y abstemio, etc., etc., etc., es lo que nos hace sentirnos ricos; motivo por el cual somos todos los "CAMELLOS" de la parábola bíblica con relación al trabajo esotérico.

Le fait que ton école soit la meilleure et que celle de mon prochain ne serve à rien ; le fait que ta Religion soit la seule vraie, que la femme d'untel soit une très mauvaise épouse et que la mienne soit une sainte ; Le fait que mon ami Roberto soit un ivrogne et que je sois un homme très judicieux et sobre, etc., etc., etc., c'est ce qui nous fait nous sentir riches ; motif pour lequel nous sommes tous les "CHAMEAUX" de la parabole biblique en relation avec le travail ésotérique.

Es urgente auto-observarnos de momento en momento con el propósito de conocer claramente los fundamentos sobre los que descansa.

Il est urgent de nous auto-observer d'instant en instant dans le but de connaître clairement les fondements sur lesquels il repose.

Cuando uno descubre aquello que más le ofende en un instante dado; la molestia que le dieron por tal o cual cosa; entonces descubre las bases sobre las cuales descansa psicológicamente.

Quand on découvre ce qui nous offense le plus à un instant donné ; le dérangement qu'on nous a causé pour telle ou telle chose ; on découvre alors les bases sur lesquelles on repose psychologiquement.

Tales bases constituyen según el Evangelio Cristiano "las arenas sobre las cuales edificó su casa".

De telles bases constituent selon l'Évangile Chrétien "les sables sur lesquels il a bâti sa maison".

Es necesario anotar cuidadosamente como y cuando despreció a otros sintiéndose superior tal vez debido al título o a la posición social o a la experiencia adquirida o al dinero, etc., etc., etc.

Il est nécessaire de noter soigneusement comment et quand on a méprisé les autres en se sentant supérieur peut-être en raison du titre ou de la position sociale ou de l'expérience acquise ou de l'argent, etc., etc., etc.

Grave es sentirse uno rico, superior a fulano o a zutano por tal o cual motivo. Gente así no puede entrar al Reino de los Cielos.

Il est grave de se sentir riche, supérieur à untel ou à untel pour tel ou tel motif. Les gens comme ça ne peuvent pas entrer dans le Royaume des Cieux.

Bueno es descubrir en qué se siente uno halagado, en qué es satisfecha su vanidad, esto vendrá a mostramos los fundamentos sobre los que nos apoyamos.

Il est bon de découvrir en quoi l'on se sent flatté, en quoi sa vanité est satisfaite, cela viendra nous montrer les fondements sur lesquels nous nous appuyons.

Sin embargo, tal clase de observación no debe ser cuestión meramente teórica, debemos ser prácticos y observarnos cuidadosamente en forma directa, de instante en instante.

Cependant, une telle sorte d'observation ne doit pas être une question purement théorique, nous devons être pratiques et nous observer soigneusement de manière directe, d'instant en instant.

Cuando uno comienza a comprender su propia miseria y nadidad; cuando abandona los delirios de grandeza; cuando descubre la necedad de tantos títulos,, honores y vanas superioridades sobre nuestros semejantes es señal inequívoca de que ya empieza a cambiar.

Quand on commence à comprendre sa propre misère et son néant ; quand on abandonne les délires de grandeur ; quand on découvre la sottise de tant de titres, d'honneurs et de vaines supériorités sur nos semblables, c'est le signe sans équivoque que l'on commence déjà à changer.

Uno no puede cambiar si se cierra a eso que dice: "Mi casa". "Mi dinero". "Mis propiedades". "Mi empleo". "Mis virtudes". "Mis capacidades intelectuales". "Mis capacidades artísticas". "Mis conocimientos". "Mi prestigio" etc., etc., etc.

On ne peut pas changer si on se ferme à ce qui dit : "Ma maison". "Mon argent". "Mes propriétés". "Mon emploi". "Mes vertus". "Mes capacités intellectuelles". "Mes capacités artistiques". "Mes connaissances". "Mon prestige" etc., etc., etc.

Eso de aferrarse a lo "Mío" a "Mí", es mas que suficiente como para impedir reconocer nuestra propia nadidad y miseria interior.

Le fait de s'accrocher au "Mien" à "Moi", est plus que suffisant pour empêcher de reconnaître notre propre néant et notre misère intérieure.

Uno se asombra ante el espectáculo de un incendio o de un naufragio; entonces las gentes desesperadas se apoderan muchas veces de cosas que dan risa; cosas sin importancia.

On s'étonne devant le spectacle d'un incendie ou d'un naufrage ; alors les gens désespérés s'emparent souvent de choses qui font rire ; des choses sans importance.

¡Pobres gentes!, Se sienten en esas cosas, descansan en tonterías, se apegan a eso que no tiene la menor importancia.

Pauvres gens !, Ils se sentent dans ces choses, ils reposent sur des bêtises, ils s'attachent à ce qui n'a pas la moindre importance.

Sentirse a si mismos por medio de las cosas exteriores, fundamentarse en ellas, equivale a estar en estado de absoluta inconsciencia.

Se sentir soi-même au moyen des choses extérieures, se fonder sur elles, équivaut à être dans un état d'inconscience absolue.

El sentimiento de la "SEIDAD", (El SER REAL), sólo es posible disolviendo a todos esos "YOES" que en nuestro Interior llevamos; antes, tal sentimiento resulta algo más que imposible.

Le sentiment de "l'EITÉ", (L'ÊTRE RÉEL), n'est possible qu'en dissolvant tous ces "MOI" que nous portons à notre Intérieur ; avant, un tel sentiment s'avère quelque chose de plus qu'impossible.

Desgraciadamente los adoradores del "YO" no aceptan esto; ellos se creen Dioses; piensan que ya poseen esos "Cuerpos Gloriosos" de que hablara Pablo de Tarso; suponen que el "YO" es Divino y no hay quien les quite tales absurdos de la cabeza.

Malheureusement, les adorateurs du "MOI" n'acceptent pas cela ; ils se croient des Dieux ; ils pensent qu'ils possèdent déjà ces "Corps Glorieux" dont parlait Paul de Tarse ; ils supposent que le "MOI" est Divin et il n'y a personne pour leur enlever de telles absurdités de la tête.

Uno no sabe qué hacer con tales gentes, se les explica y no entienden; siempre apegados a las arenas sobre las cuales edificaron su casa; siempre metidos en sus dogmas, en sus caprichos, en sus necedades.

On ne sait que faire de tels gens, on leur explique et ils ne comprennent pas ; toujours attachés aux sables sur lesquels ils ont bâti leur maison ; toujours plongés dans leurs dogmes, dans leurs caprices, dans leurs sottises.

Si esas gentes se auto-observaran seriamente, verificarían por si mismos la doctrina de los muchos; descubrirían dentro de si mismos a toda esa multiplicidad de personas o "Yoes" que viven dentro de nuestro interior.

Si ces gens s'auto-observaient sérieusement, ils vérifieraient par eux-mêmes la doctrine des multiples ; ils découvriraient à l'intérieur d'eux-mêmes toute cette multiplicité de personnes ou "Moi" qui vivent à l'intérieur de notre intérieur.

¿Cómo podría existir en nosotros el real sentimiento de nuestro verdadero SER, cuando esos "Yoes" están sintiendo por nosotros, pensando por nosotros?

Comment le sentiment réel de notre véritable ÊTRE pourrait-il exister en nous, quand ces "Moi" sentent pour nous, pensent pour nous ?

Lo más grave de toda esta tragedia es que uno piensa que está pensando, siente que está sintiendo, cuando en realidad es otro el que en un momento dado piensa con nuestro martirizado cerebro y siente con nuestro adolorido corazón.

Le plus grave de toute cette tragédie, c'est qu'on pense que l'on est en train de penser, on sent que l'on est en train de sentir, alors qu'en réalité, c'est un autre qui, à un moment donné, pense avec notre cerveau martyrisé et sent avec notre cœur endolori.

¡Infelices de nosotros!, Cuántas veces creemos estar amando y lo que sucede es que otro dentro de si mismos lleno de lujuria utiliza el centro del corazón.

Malheureux que nous sommes !, Combien de fois nous croyons aimer et ce qui se passe, c'est qu'un autre en nous-même, plein de luxure, utilise le centre du cœur.

¡Somos unos desventurados, confundimos a la pasión animal con el amor!, y sin embargo es otro dentro de si mismos, dentro de nuestra personalidad, quien pasa por tales confusiones.

Nous sommes des infortunés, nous confondons la passion animale avec l'amour !, et cependant c'est un autre en nous-même, dans notre personnalité, qui passe par de telles confusions.

Todos pensamos que jamás pronunciaríamos aquellas palabras del Fariseo en la parábola bíblica: "Dios, te doy gracias porque no soy como los otros hombres", etc. etc.

Nous pensons tous que nous ne prononcerions jamais ces paroles du Pharisien dans la parabole biblique : "Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme les autres hommes", etc. etc.

Sin embargo, y aunque parezca increíble, así procedemos diariamente. El vendedor de carne en el mercado dice: "Yo no soy como los otros carniceros que venden carne de mala calidad y explotan a la gente"

Cependant, et bien que cela paraisse incroyable, c'est ainsi que nous procédons quotidiennement. Le vendeur de viande au marché dit : "Je ne suis pas comme les autres bouchers qui vendent de la viande de mauvaise qualité et exploitent les gens".

El vendedor de telas en la tienda exclama: "Yo no soy como otros comerciantes que saben robar al medir y que se han enriquecido".

Le vendeur de tissus dans le magasin s'exclame : "Je ne suis pas comme les autres commerçants qui savent voler en mesurant et qui se sont enrichis".

El vendedor de leche afirma: "Yo no soy como otros vendedores de leche que le ponen agua a la misma. Me gusta ser honrado"

Le vendeur de lait affirme : "Je ne suis pas comme les autres vendeurs de lait qui y mettent de l'eau. J'aime être honnête".

La señora de casa comenta en visita, lo siguiente: "Yo no soy como fulano que anda con otros hombres, soy gracias a Dios persona decente y fiel a mi marido".

La maîtresse de maison commente en visite, ce qui suit : "Je ne suis pas comme unetelle qui fréquente d'autres hommes, je suis grâce à Dieu une personne décente et fidèle à mon mari".

Conclusión: Les demás son malvados, injustos, adúlteros, ladrones y perversos y cada uno de nosotros una mansa oveja, un "Santito de Chocolate" bueno para tenerlo como un niño de oro en alguna iglesia..

Conclusion : Les autres sont méchants, injustes, adultères, voleurs et pervers et chacun de nous une douce brebis, un "Petit Saint en Chocolat" bon à avoir comme un enfant en or dans une église quelconque..

¡Cuan necios somos!, pensamos a menudo que nunca hacemos todas estas tonterías y perversidades que vemos hacer a otros y llegamos por tal motivo a la conclusión de que somos magnificas personas, desgraciadamente no vemos las tonterías y mezquindades que hacemos.

Comme nous sommes sots !, nous pensons souvent que nous ne faisons jamais toutes ces bêtises et perversités que nous voyons faire à d'autres et nous arrivons pour ce motif à la conclusion que nous sommes des personnes magnifiques, malheureusement nous ne voyons pas les bêtises et les mesquineries que nous faisons.

Existen extraños momentos en la vida en que la mente sin preocupaciones de ninguna clase reposa. Cuando la mente está quieta, cuando la mente está en silencio adviene entonces lo nuevo.

Il existe des moments étranges dans la vie où le mental sans préoccupations d'aucune sorte se repose. Quand le mental est tranquille, quand le mental est en silence, alors survient le nouveau.

En tales instantes es posible ver las bases, los fundamentos, sobre los cuales descansamos.

Dans de tels instants, il est possible de voir les bases, les fondements, sur lesquels nous reposons.

Estando la mente en profundo reposo ulterior, podemos verificar por si mismos la cruda realidad de esa arena de la vida, sobre la cual edificamos la casa. (Véase Mateo 7 - Versículos 24-25-26-27-28-29; parábola que trata de los dos cimientos)

Le mental étant dans un profond repos ultérieur, nous pouvons vérifier par nous-mêmes la crue réalité de ce sable de la vie, sur lequel nous avons bâti la maison. (Voir Matthieu 7 - Versets 24-25-26-27-28-29 ; parabole qui traite des deux fondements)

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